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C’est quoi la communication responsable ?

On entend beaucoup parler ces dernières années de communication responsable ou éthique. Mais comment concilier le besoin d’accroître votre notoriété avec des valeurs fondées sur le bien commun ? Je vous en dis plus sur cette notion qui s’appuie sur 3 grands piliers : le respect de l’humain, la transparence et l’éco-conception.

Définition de la communication responsable

La communication responsable se définit comme un ensemble de pratiques visant à contribuer au changement des comportements. Elle se veut éthique, c’est à dire qu’elle s’attache à respecter l’environnement naturel et l’humain.

En lien direct avec la notion de Responsabilité Sociétale et Environnementale (RSE), la communication responsable s’appuie également sur les grands axes du Développement Durable (environnemental, social et économique). Elle se construit forcément avec l’ensemble des acteurs de votre organisation, dans une démarche globale et une vision commune.

Son développement ces dernières années s’explique par une prise de conscience accrue des enjeux environnementaux et un changement de comportement des consommateurs. Une étude datant de 2019 co-portée par l’INC (Institut National de la Consommation) et Zéro Waste France indique de 95 % des français se sentent impliqués dans des démarches responsables. De même, une enquête de l’Union des Marques révèle que 71% des Français attendent des marques qu’elles communiquent et agissent en toute transparence. Des évolutions qui marquent un tournant dans la manière de communiquer des organisations mais aussi et surtout dans leur gestion globale et leur vision à long terme.

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Communication responsable : le respect de l’humain

L’humain est au cœur de la démarche de communication responsable. Premièrement parce qu’elle s’attache à faire évoluer positivement les mentalités et qu’elle promeut les comportements bénéfiques. Mais elle doit aussi être réalisée dans le respect des individus, dans la bienveillance et le partage.

Vous vous en doutez, communiquer sur des enjeux éthiques si aucune de vos actions ne l’est vraiment posera forcément problème. Combien d’entreprises jouent la carte du greenwashing aujourd’hui ? L’éthique ne doit pas être un argument marketing mais bel et bien un chantier à mener conjointement avec vos équipes. Le dialogue et l’implication en interne seront gages d’un sentiment d’appartenance et d’une motivation commune. Nourrir cette démarche éthique, c’est engranger un cercle vertueux en interne mais aussi auprès de vos publics et partenaires.

Exemple avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie qui, depuis 2008, met en place une campagne interne sur le Développement Durable.

De la transparence en toute circonstance

La communication responsable, c’est aussi se poser les bonnes questions et savoir se remettre constamment en question. Votre public attend de vous de l’authenticité et de la sincérité ! L’éthique se situe là, dans le message que vous portez et dans la façon de le délivrer. En vous appuyant sur des faits réels, en informant vos destinataires de manière factuelle, vous êtes dans une relation saine et vraie.

Et la promotion dans tout ça ? Et bien, il y a un temps pour expliquer ses engagements, et un pour promouvoir ses services. Partager vos valeurs, expliquer vos réussites et vos échecs en toute honnêteté vous offriront une légitimité auprès de votre communauté et installeront un véritable lien de confiance entre vous et votre public.

Un exemple très inspirant avec Alter Eco, qui a mis en place un système de questions/réponses avec le #vraimentplusjuste.

L’éco-conception des supports

Au-delà de la véracité des propos, primordiale en communication éthique, la conception des outils se doit également de montrer votre engagement en faveur de l’environnement. Côté impressions, veillez à travailler avec des imprimeurs locaux pour réduire l’impact du transport. Ils devront être labellisés PEFC (certification forestière) et Imprim’vert (réduction des impacts environnementaux liés aux activités de l’imprimerie). Vous pouvez également choisir d’éviter les aplats de couleur, et travailler avec des typographies écologiques. Elles permettraient d’économiser jusqu’à 30 % d’encre !

Côté numérique, les choses se corsent. La pollution numérique est aujourd’hui une véritable défi à l’échelle de la planète. Différentes pratiques ont cependant émergé ces dernières années : conception plus minimaliste, matériel optimisé, data center “vert”… La gestion des mails est aussi être un facteur clé au sein de l’organisation. La protection des données et les normes d’accessibilité devront aussi être prises en compte.

Pour aller plus loin, je vous conseille Le guide de la communication responsable édité par l’Ademe.

ADHERE a aussi édité un livre blanc très complet sur la question !

Pour conclure…

Une communication responsable demande du temps et de l’engagement pour être déployée à l’échelle d’une organisation. Basée sur l’humain, la transparence et le respect de l’environnement, elle est avant tout une question d’investissement à long terme. Quelle que soit l’action que vous mettez en place, vous devez vous demander : est ce qu’elle aura un impact positif ? Est ce qu’elle respecte l’humain et l’environnement ? Être capable de se remettre perpétuellement en question, c’est surtout ça être dans une démarche responsable !

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